Happy hour cubano

Posted: jueves, 30 de septiembre de 2010 by magali in Etiquetas:
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L'argent envoyé par son amie canadienne est bien parvenu à Ariel. Il ne s'y attendait même pas. Tu parles d'une surprise ! Il compte et recompte les billets, exactement 35 dollars, ni plus ni moins. Une belle journée devant lui avec 35 dollars. D'abord acheter une bouteille de rhum, que dis-je ! Acheter plusieurs bouteilles de rhum. Trois. Non quatre. Merde ! Cinq, pour un compte rond. Il tend les billets à la vendeuse et emporte les cinq bouteilles rangées dans un carton. Il a beau les serrer contre lui, rien n'échappe aux voisins. Eh Ariel ! C'est ton anniversaire ou quoi ? Dis-donc tu as gagné au loto ? Ariel, n'oublie pas les amis! Ne soit pas égoïste ! Allez, viens par là, ouvre-la cette bouteille ! Ariel, mon pote !

De toute façon Ariel ne compte pas boire seul, le rhum seul c'est déprimant, le rhum à plusieurs c'est... comment dire, c'est.... franchement bon. Oui, c'est délicieux, il n'y a rien de meilleur, ni la bière, ni le wisky qu'il n'a goûté qu'une fois. Ce n'était peut-être pas du vrai wisky après tout va-t-en savoir. Du wisky à Cuba...

Un jet de rhum pour les Saints, tout est en ordre, la première gorgée, ça décolle, il en faut au moins deux pour sentir la douceur de la canne. La troisième pour le plaisir. La bouteille passe de mains en mains, le groupe s'agrandit à mesure que la bouteille se vide. Tiens, bois un coup, tu vas bosser ? C'est pas une raison, allez tiens, bois. Les passants, les curieux s'arrêtent un instant, histoire de se rincer le gosier. Il fait déjà chaud et puis la poussière sèche la gorge. Un arrêt-minute, sauf pour quelques uns qui n'ont rien à faire de précis aujourd'hui ou pour qui l'amour du rhum l'emporte sur leurs obligations. Déjà la bouteille est vide.

La seconde bouteille est pour les voisins. Ariel frappe chez Pipo, chez Daniel, chez Lucho, chez Damián puis chez Ana María. Elle vit seule bien qu'elle ait toujours un amant dans les parages qui s'en va ou qui arrive. Ana María aime les hommes mais elle préfère le rhum quand même. Passe-moi une tasse, tiens, voilà, je te la remplie, allez à la tienne ! A la notre ma belle ! Ana María boit une gorgée, une deuxième et met la tasse au frigo, ce sera une surprise pour son amant ce soir, ils partageront la tasse de rhum. Ariel la regarde et sourit, dis-donc tu es de plus en plus belle toi ! Eh, Ariel, arrête tes salades, ok ? Ok ma belle, sers-toi une autre tasse mon ciel, une pour lui et une pour toi. Tu penseras à moi ce soir, pas vrai ? Du vrai rhum, bouteille scellée, étiquette, tout, c'est génial. Merci Ariel, mon amour, sans toi je ne pourrai pas vivre ici, merci encore. Ana María le pousse doucement vers la porte.

Ariel frappe maitenant chez El Indio, puis chez son frère. Il y ouvre sa troisième bouteille. Une bonne gorgée pour les Saints, quelle journée fantastique, eux aussi ils sont heureux, c'est sûr. Les Saints cubains aiment le rhum comme les hommes ou peut-être ce sont les hommes qui aiment le rhum comme les Saints cubains. El Indio tend un verre, sa femme aussi, la grand-mère n'est pas en reste, elle tend un verre mais c'est pour son Saint Lazare ! Un bon cigare et du rhum, encore un heureux de plus aujourd'hui dans le quartier. Ariel entre chez Rubén, c'est la dernière maison avant la sienne. Il se souvient des services rendus. La famille de Rubén est nombreuse, il a au moins trois fils légitimes et quatre filles, plus tous ses petits-enfants. Bon, garde une bouteille, c'est pour la famille, allez, pas de chichi entre nous mon frère, aujourd'hui il y a du rhum. Demain ? On verra bien... Rien à foutre, ce que j'ai dans le ventre personne ne me l'enlèvera, pas vrai ? Au moins ça c'est à moi, le reste, rien à foutre...

Ariel entre chez lui passablement éméché, il ouvre sa dernière bouteille. Il en boit une bonne gorgée, ça ne lui fait plus rien, il est anesthésié, il est lourd mais il est aussi tellement léger, il est heureux, il se couche et met le ventilateur en marche, putain ! Quelle bonne journée... Il pose la bouteille au pied du lit, tout à l'heure il... ou plus tard... ce soir il... boira encore... Il verra encore des amis, c'est sûr, sinon... tant pis, il... ou encore demain, bon... je verrai bien, non pas demain, tout à l'heure, pas de temps à perdre... Il tend la main vers la bouteille, hmmm un dernier coup, allez mon vieux, c'est ton dernier. Il aperçoit la lettre sur la table de chevet. Il la relie lentement. La lettre de la Canadienne. Elle était sympa la Canadienne quand même, plus que l'Italienne qui se prenait trop au sérieux. Oui, comment c'est déjà ? Ah ! Karen ! Karen, Karen, c'est joli. Si elle était là ils pourraient... boire... boire ensemble le reste de la bouteille... doucement... tendrement. Et il...

El Médico de la Salsa en la Fiesta Latina de Sète

Posted: martes, 28 de septiembre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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All we need is love

Posted: lunes, 27 de septiembre de 2010 by magali in Etiquetas:
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- Bonjour. Je ne te dérange pas au moins - Xiomara frappe à peine et passe la tête, quelques coups discrets sur la porte de la voisine, puis elle l'ouvre.
- Déjà levée ! Tu es bien matinale Xiomara. Entre donc et prends un café avec moi.
- Non, je n'ai pas le temps, je suis pressée, si tu savais... Je cherche un lavabo, tu ne sais pas où je pourrais trouver un lavabo ? C'est urgent.
- Un lavabo ? A 8h du matin ?
- Oui, oui, un lavabo, c'est urgent. Encore une bétise de Vivian, elle va me tuer cette enfant. Il faut que je trouve un lavabo en vitesse sinon c'est son père qui va me tuer.
- Mais enfin c'est quoi cette histoire ?
- Je ne peux pas t'en dire plus voisine, mais dis-moi si tu as un contact, si tu connais quelqu'un qui vende un lavabo ?
- Ecoute on peut appeler mon cousin, tu sais... parfois il a des combines et il connaît du monde. Je l'appelle ? C'est si important ?
- Oui, je t'en prie, tu vas me sauver, je te jure, je vais devenir folle. Si son père apprend que le lavabo de la nouvelle salle de spectacle est cassé, il va tuer sa fille. Je dois le remplacer avant qu'il ne soit au courant. Je te jure, quelle honte ! Pauvre Vivian ! Appelle je t'en prie.

Depuis le début du concert Vivian avait jeté son dévolu sur le guitariste. Les bras tatoués, les cheveux longs en bataille devant le visage, habillé de noir, exactement ce qu'elle aimait. Elle avait réussi à atteindre le premier rang et dansait sans le quitter un seul instant des yeux. Il le lui fallait ce soir. Un beau rockeur en cuir qui arborait autant de chaînes et de bracelets ne pouvait pas lui échapper. Elle l'avait inscrit à l'avance à son palmarès.

La chaleur des corps qui dansent autour d'elle la font transpirer, elle sent la sueur qui ruisselle au creux de ses reins, entre ses seins. Vivian boit du rhum et continue à fixer sa proie. Elle lui sourit, lui fait un signe de la main de temps en temps, c'est sur il l'a repérée. Elle est la seule vraie blonde aux yeux verts du concert, même si dernièrement ses cheveux sont teints en rose. Elle a toutes les chances pour elles, elle sent que ce soir c'est son soir.
Dès la pause elle court vers lui et lui tend son verre de rhum en affichant son plus beau sourire.

- Ça va ? Tiens. Pas trop dur avec cette chaleur ?
- On se connaît ? Demande-t-il mi-surpris mi-amusé. Il commence à se dire que ça pourrait bien être une super soirée ce soir. Dire qu'il ne voulait pas venir jouer dans ce village, l'inauguration des salles de spectacles avec les officiels et tout le tra-la-la c'est pas son truc.
- Ben oui... enfin peut-être... sûrement non ? Vivian plisse les yeux dans une mimique qu'elle affectionne et qui selon elle la rend sexy. Elle éclate de rire. - Vivian, et toi ?
- Reynaldo. Il rit à son tour. Avec des yeux comme ça on ne peut rien te refuser. Reynaldo boit une gorgée de rhum du verre qu'elle lui offre.Vivian est enchantée, c'est bon, elle a saisi, il ne peut rien lui refuser, elle se demande où ils iront après le concert... Elle se souvient alors des toilettes resplandissantes de la salle de spectacle juste inaugurée.

Face à face

Posted: domingo, 19 de septiembre de 2010 by magali in Etiquetas:
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-Nous n'avons vraiment pas les mêmes valeurs, tu es finalement beaucoup trop individualiste. On dirait que c'est toi l'Européenne, pas moi. Je ne comprends pas.

Idalmis commençait à sentir en elle la démangeaison de la colère et dut se mordre la langue afin de ne pas envoyer l'autre « pa'l carajo »: c'est à dire se faire... Elle raccrocha et alla à la cuisine se servir un verre d'eau, son fils l'observait.

-Eh, Mam ? C'était qui ? Il savait bien en la voyant qu'elle était contrariée.
-Carole, tu sais toujours avec ses salades. Elle insiste avec son histoire d'association.
-Ah c'est ça ? T'inquiète pas alors ! Laisse-là rêver. Chacun ses illusions, Mam. Laisse tomber.

Idalmis sourit puis se mit à rire de son beau et profond rire de gorge. Il illumina tout l'appartement comme un soleil. En deux secondes il lui avait dit ce qu'il fallait. Comment n'en aurait-il pas été autrement ? Depuis 14 ans elle partageait ce studio avec son fils : une cuisine étroite, un salon-chambre à coucher avec deux banquettes, chacun la sienne, une entrée avec un placard et la tablette de l'ordinateur, un balcon. D'ailleurs ses amis s'extasiaient invariablement sur le balcon, comme pour détourner leur attention du reste. C'était donc un euphémisme que de dire qu'il la connaissait bien.

Elle était arrivée dans ce studio 15 ans auparavent, enceinte, elle avait alors la trentaine. Quelques temps de bonheur à trois avant que les désaccords ne commencent, s'amplifient puis il y avait eu l'autre. Puis il était parti avec l'autre. Elle avait continué le fil de sa vie seule avec son fils. Repartir à zéro de C.D.D en C.D.D jusqu'à aujourd'hui.Une vie normale, une vie logique en somme... Elle ne s'en pleignait jamais, d'ailleurs personne ne l'interrogeait sur sa vie. Qu'aurait-elle pu espérer ? Elle espérait seulement les prochaines vacances (l'Egypte cette année ?) et parfois elle les prenait. Une vie quelconque, banale et rangée.

La polémique avait commencé doucement entre elles, tout d'abord l'indignation de Carole témoin de l'indifférence d'Idalmis face aux mendiants Roumains, les enfants, leur mère et encore pire, leur père. Idalmis avait même pris à partie l'un d'eux en pleine rue. Il lui demandait de l'argent, assis sur le trottoir d'un ton geignard. C'était entre la prière scandée et les pleurs. Idalmis l'avait regardé dans les yeux et lui avait demandé à son tour s'il n'avait pas honte de demander de l'argent à une femme ? S'il était un homme ? Carole extrèmement mal à l'aise s'était empressée de donner une pièce, lavant ainsi l'incident.

- Pourquoi tu leur donnes de l'argent ? Tu crois réellement les aider ? avait demandé Idalmis. Carole avait senti une pointe de moquerie dans sa voix.
- Ça me fait de la peine - Enfin une réponse dans ce genre - Pas à toi ?
- Si à moi aussi, ça me fait beaucoup de peine, énormément. Bien sûr. Mais voilà, je ne pense pas qu'on aide les autres en leur filant quelques centimes. Le reste n'est pas mon problème, je ne suis pas politicienne et encore moins Roumaine.C'est pas mes vingt centimes qui vont arranger la situation, je ne me sens pas concernée, et encore moins coupable.

Les réponses d'Idalmis pouvaient être tranchantes, presque chocantes. Carole n'avait rien dit de plus mais bon, si tout le monde s'en fiche des autres... Elle non.
Puis il y avait eu la réaction d'Idalmis quand Carole lui avait proposé de rejoindre l'association. Elle avait éclaté de rire en demandant :

-Tu crois qu'il n'y a pas assez de problèmes dans mon pays pour que j'aille m'occuper des problèmes des autres ? J'en ai bouffé des problèmes pendant 30 ans, et je continue. Non, vraiment, très peu pour moi.

Carole n'avait pas pu supporter ce désengagement et cet égoïsme.

-Il n'y a pas que Cuba au monde. Tu en es partie il y a 15 ans, c'est bon, passe à autre chose. Ouvre-toi au monde, en plus tu es black et tu ne te sens pas concernée par l'Afrique. Non vraiment, tu exagères...
-Je sais qu'il n'y a pas que Cuba, mais moi je ne compte pas prendre la misère du monde sur mon dos et encore moins celle des noirs de la planète. J'en ai rien à foutre de penser au sort des Africains, je ne peux pas me permettre de m'apitoyer ou alors dis-moi comment j'avancerais ?

Cette façon de tout ramener à elle s'était dit Carole. Elle n'avait rien ajouté mais une fois encore si tout le monde s'en fiche des autres... Elle non.
Depuis 14 ans Idalmis partageait ce studio avec son fils : une cuisine étroite, un salon-chambre à coucher avec deux banquettes, chacun la sienne, une entrée avec un placard et la tablette de l'ordinateur, un balcon. D'ailleurs ses amis s'extasiaient invariablement sur le balcon, comme pour détourner leur attention du reste De C.D.D en C.D.D jusqu'à aujourd'hui.Une vie normale, une vie logique en somme... Elle ne s'en pleignait jamais, d'ailleurs personne ne l'interrogeait sur sa vie.

Los duro fríos de Juanita

Posted: viernes, 17 de septiembre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Noel Hernández "Jinetes"

El presidente de los CDR había llamado a Juanita la de la esquina para comunicarle que podía ir avisando a los vecinos que esa tarde se haría la reunión relámpago del tranvía.
De relámpago, y no es un engaño, no tenía nada como es habitual. Ni modo alguno: este tipo de reunión a veces tomaba varias horas, pues se discutiría sobre el tema: si el tranvía pasa o no por la cuadra. La respuesta exacta nadie hubiera podido darla. Hace más de 10 años que se discute el tema. Por ejemplo, la primera reunión fue para mostrar los planos del nuevo proyecto del siglo 21, el paso del tranvía, y les puedo decir con toda seguridad que ese episodio duró varios meses.

Juanita tocó a la puerta del ideológico, un viejo que no veía muy bien: “llegó el día Manolo” “¿qué día?” “ahora sí que pasa el tranvía, a las 5 pm empieza la reunión, en frente de mi casa” “pero si hoy es domingo, y tengo que ver mis muñequitos” “hoy es el día Manolo ¿va a ir o no? recuerde que usted sigue siendo el ideológico” “pero ¿de qué reunión me hablas? Todas las reuniones son los lunes y jueves y…” “lo pondré en la lista, usted sabe que yo hago duro frío y tengo que saber cuántos van para no quedarme corta” “¿de qué son?” “firme aquí Manolo”

La siguiente puerta era la de vigilancia, eran a penas las 12 del día: “Pasa Juana” “y ¿cómo tú sabes que era yo y no otro?” “Juanita recuerda que las paredes tienen oídos y ojos…” “Bueno entonces ya lo sabes” “Siéntate en el sillón rojo, tú sabes que el negro era del difunto” eran más de las 12 y decididamente Juanita no terminaría con los duro fríos de la reunión: “me acabo de tomar tres pastillas para dormir” “Rosa hoy es la reunión del tranvía” “Ay Juanita ayer vi a mi marido, bueno a mi ex, con aquella garza” “Rosa yo…” “tú sabes mejor que nadie que Rodolfo era un electricista formidable y no se ahogaba en un vaso de agua ¡oye! Él antes era fiel, entero e íntegro” “Rosa por favor a las 5 pm…” “cuando nos conocimos, cualquier cosa que yo pedía, cataplín, estaba en mis manos, como en un abrir y cerrar de ojos, cuando nos casamos, porque tú sabes que yo , esta que está aquí, se casó con vestido y todo, pues mi vestido fue el mejor y el más escandaloso de todo Santiago, fíjate que nos hicieron un reportaje en el Sierra Maestra porque pensaban que era yo la que había diseñado el vestido de novia, pero de la noche a la mañana todo cambió” “Fírmame aquí y me contarás después Rosa ¿te reservo duro fríos o no?” “Chica pero no he terminado, después de 25 años de casados, Rodolfo se fue con la garza esa ¿no lo sabías?” “sí Rosa claro que lo sé hace más de 5 años de eso y tú…” “mira que dejarme enganchada por esa garza” “Rosa a las 5pm frente a mi casa” “ah me olvidaba ¿tú no tienes unas aspirinas?” “Ahora mismo te las busco” “no, espera, yo voy contigo” “Yo voy sola Rosa ¡ hasta luego!” y le tiró la puerta.

Le tocó la puerta a Rodolfo. El respondió muy agitado: “¿Qué quiere usted?” “Hoy es la reunión y …” “¡Claro! de eso se trata” “¡Exactamente!” respondió Juanita contenta “¿Rosa irá?” “sí, claro que…” “¿qué edad usted tiene?” “Dentro de unos meses cumpliré unos treinta” mintió juanita, “¿se ha enamorado una vez en su vida?” “sí” “¿y él la quiso” “sí” “¡qué bueno! porque yo me enamoré de una loca que me dejó por estar metida en la vida de los demás y por tal de no dormir se drogaba con pastillas. Una noche la cogí con un maletín lleno de medicamentos, ya usted ve, una loca” “disculpe Rodolfo pero ¿irá o no a la reunión? mire que habrá duro fríos de fresa y…” “¿Usted es religiosa?” “No…bueno sí…algunas veces yo…” “pues pídale a Dios que no se vaya la corriente, buenas noches”

A las 8 pm todos estaban en la calle. Habían cerrado con barreras para que los carros no pasaran. El presidente puso en marcha una reproducción, que como es de suponer, la dicha reproducción serviría para explicar los objetivos de la reunión. El disco contenía silencios que serían rellenados por los aplausos de los vecinos: “el tranvía, el mejor del mundo va a avanzar por esta calleaplausosyo sé que es difícil de entender” todos los presentes lanzaban una exclamación de alegría. “Sería el proyecto más grande que se ha inventado en Santiagoaplausosverán ustedes, nadie puede saber hasta que lo haya experimentado, ver pasar el tranvía más grande del mundo” los duro fríos de Juanita chirriaban en las bocas de los presentes “miren bien el entorno, debo advertirles, para mejor comprensión de la atmósfera, que el gran tranvía, es tan ancho, que las calles se ancharán de cinco metros para fuera, esto quiere decir que muchos de ustedes estarán obligados a dormir o comer cerca del tranvía, pero esto les dará la oportunidad de ver pasar el tranvía más grande del mundo cerca de sus ventanas y puertasaplausoslas obras empezarán en el 2050, es decir de aquí a 45 años que se ve lejos pero que ya están aquí como nosotros, la próxima reunión es para debatir dónde se fabricará el tranvía” En unos de los momentos cuando el disco dejó de sonar los vecinos darían por terminada la reunión. Serían la 7 de la mañana.

Babalú Ayé (2/2) - Exaucement

Posted: jueves, 9 de septiembre de 2010 by magali in Etiquetas:
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Les jours qui suivirent son arrivée Liu-Michel surprit quelques messes-basses, des conversations interrompues dès qu'il approchait. Il avait d'autres chats à fouetter, quatre ans d'absence à rattraper. Il n'y prêtat pas plus d'attention que cela. Contre toute attente la grand-mère ne se plaignait pas de ses os douloureux, elle allait et venait de la cuisine au marché, chaque jour comme par le passé. Liu-Michel l'observait agile et droite comme un I, il pensait que la pommade française avait fait effet, c'était peut-être donc vrai qu'en Europe... La qualité, bon... tant mieux, pas de quoi en faire un plat... Le bébé dormait à poings fermés et Liu-Michel qui avait appréhendé les nuits blanches se réjouissait. Vraiment, super ! Le fluidifiant chapeau ! Comme quoi il ne faut pas grand chose pour améliorer le sort de toute une maisonnée. Pudiquement il ne posa aucune question à sa nièce mais chaque jour il la voyait assise à la cuisine à l'heure du goûter. Elle affichait invariablement un grand sourire et ne semblait souffrir d'aucune douleur secrète. Même sa soeur semblait ravie, beaucoup plus détendue et coquette, elle semait derrière elle un parfum capiteux qui persistait encore alors qu'elle avait déjà quitté les lieux. Liu-Michel sourit attendri en se remémorant le goût des cubaines pour les parfums corsés. Combien de femmes trompées n'avaient-elles pas découvert le pot aux roses en mettant le nez sur la chemise de leur époux ? Aussi il fut pris d'un fou rire et sa femme s'étonna :

-Qu'est-ce-qu'il t'arrive ? Pourquoi tu ries ? Raconte...
Liu-Michel lui fit alors part de ses remarques concernant sa famille. Son épouse fut à son tour prise d'un fou rire :
-Non ! Ne me dis pas que tu n'a rien remarqué ?
-A quel sujet ?
-Eh bien ici à la maison, tu n'as rien vu ? Vraiment ?
-Non, de quoi parles-tu ?
-Les médicaments pardi ! Tu n'as rien vu, c'est vrai ?
-Ecoute non, si je te le dis, pourquoi ? Ils ont l'air content et maintenant je ne sais pas... Personne ne m'en a parlé.
-Ah ! Ah ! Ah ! C'est trop drôle. Ecoute, demain jette un coup d'oeil et tu verras, ouvre un peu les yeux, c'est tout.

Au bout de quelques jours chacun s'était organisé. La grand-mère avait décrété que la pommade sentait beaucoup trop bon pour être efficace. C'était selon elle un mélange, certes plus sophistiqué, mais identique, de graisse et de fleurs raffinées. Aussi la soeur l'avait adoptée comme déodorant, elle en usait chaque jour et surtout le soir lorsqu'elle allait à l'université. La nièce déçue par ses cachets antidouleurs amers et horriblement rapeux sur la langue avait bu un sachet de fluidifiant car sa gourmandise avait été mise à l'épreuve par l'odeur d'orange qui s'en dégageait. Maintenant à l'heure du goûter, elle buvait chaque jour un sachet à l'orange. Aussi elle avait donné à sa grand-mère les horribles cachets qui ne dégageant aucune odeur suspecte avaient eu l'heur de plaire à l'aïeule. Elle prenait chaque matin deux cachets rapeux dans le creux de sa main et les avalait sans eau, juste un peu de salive suffisait. Le bébé continuait à pleurer, son nez était bouché, impossible de lui donner le fluidifiant réquisitionné pour le goûter de sa grande soeur , aussi dans un geste désespéré la mère avait sectionné les somnifères et lui en administrait une dose raisonnable chaque soir dans son dernier biberon. La recette était miraculeuse et faisait d'une pierre deux coups : le bébé dormait en oubliant son nez bouché, elle aussi dormait à poings fermés sans somnifère. La mère avait stocké le collyre dans l'armoire à pharmacie car on ne sait jamais. Ici rien n'est facile.

Babalú Ayé (1/2) - Invocation

Posted: lunes, 6 de septiembre de 2010 by magali in Etiquetas:
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Cher fils,


tu me demandes dans ton dernier message ce dont j'ai besoin, je n'ai besoin de rien. Ta seule visite comble tous mes désirs, j'attends avec impatience le jour de ton arrivée, j'ai pris mes congés en fonction des dates de ton séjour afin de pouvoir être près de toi et m'occuper de toi et de ton épouse correctement. Mais tu sais bien qu'ici rien n'est facile, aussi si tu en as l'occasion je te demanderais seulement une chose, apporte-moi du collyre. J'ai toujours cette faiblesse aux yeux et en ce moment il est difficile d'en trouver.

Oui, ta grand-mère va bien et elle te fait savoir sa joie à l'idée de ta prochaine visite. Elle se plaint toujours de tout, tu la connais. Elle dit que ses os lui font mal et elle te demande de lui trouver une pommade pour soulager ses rhumatismes, ici aucune n'a d'effet sur ses douleurs. Elle pense qu'il existe en Europe des médicaments plus sophistiqués, elle soupçonne la pommade d'ici de ne contenir qu'un peu de graisse et d'herbes aromatiques. Tu la connais, elle en a vu d'autres et garde cet esprit critique envers et contre tout...

Cela ne doit pas te préoccuper ni t'embêter, c'est seulement si tu peux. Mon cher fils tu seras bientôt là et tu verras que ta grand-mère n'a pas changée, ta soeur non plus d'ailleurs. Elle râle souvent car le bébé est enrhumé, il a le nez bouché et ne peut pas respirer la nuit. Cela l'empêche de dormir et il réveille la maisonnée avec ses pleurs. Il est aussi fort que toi, un vrai petit homme et quand il pleure crois-moi c'est pire que tout. Ta soeur t'envoie dire que si tu le peux, amène-lui un médicament pour déboucher le nez, un fluidifiant, tu vois ? Enfin seulement si tu as l'occasion d'en trouver, ne t'embête pas avec ces petits tracas mon fils, ta seule présence parmi nous sera déjà beaucoup et un grand soulagement pour mon coeur de mère et de grand-mère. D'ailleurs ta nièce a eu ses premières règles et c'est maintenant une femme, le problème c'est que les douleurs que cela lui provoque lui font souffrir un vrai martyre chaque mois. Les deux premiers jours elle ne peut pas se lever pour aller à l'école . Ici on ne trouve pas de bons médicaments pour la soulager. Comme tu iras à la pharmacie pour ce que je te demande profites-en pour lui acheter des antispasmodiques, des antalgiques, elle est douillette depuis sa naissance et j'ai bien peur que cela ne s'arrange pas avec le temps, enfin !

Nous allons bien à part les petits soucis du quotidien, rien de grave cependant. Ta soeur travaille toujours autant et en plus elle s'est mis en tête de suivre des cours de droit à l'université, elle est inscrite aux cours du soir, tu sais le nouveau programme dont je t'avais parlé. Pour l'instant cela lui réussit et elle obtient de bons résultats aux examens préliminaires. Bien sûr son train de vie s'en ressent un peu et trop de fatigue, plus le bébé qui pleure, la pauvre ne dort pas beaucoup. Elle a épuisé tous les somnifères de notre armoire à pharmacie, ceux que je stockais tu te souviens, au cas où... Eh bien, l'armoire est vide et ta soeur ne dort plus, ce sera donc ma dernière demande mais seulement si tu le peux, amènes-lui des somnifères afin qu'elle se repose correctement au moins le week-end. Mon cher fils comme tu le vois nous n'avons besoin de rien et nous sommes en bonne santé car il n'y a rien de grave. L'idée de ton arrivée nous réjouit et chaque jour nous évoquons ce moment en en imaginant les moindres détails. Ne tiens pas compte de ce que je te demande plus haut si tu juges que c'est trop difficile à trouver, mais ici à Cuba rien n'est facile mon fils. Tu le sais bien.

Je t'envoie toute ma tendresse et celle de ta famille, prends soin de toi et de ton épouse.
Ta mère,
Sofía Oller Campos.

PS : Ta nièce te fait dire que si tu lui trouves des antidouleurs fais en sorte qu'ils aient goût à l'orange car tu la connais, elle n'aime pas prendre de médicaments et s'ils ont mauvais goût alors c'est la fin de tout.

La laiterie des Beaux Arts

Posted: jueves, 2 de septiembre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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