Sano sabroso y cubano

Posted: miércoles, 29 de diciembre de 2010 by magali in Etiquetas:
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Samedi 8 janvier 2011 à La Laiterie

à 19h et à 22h

Yannier Ramirez Boza et Magali Junique projettent leurs vidéos

Un regard cubain sur Montpellier, l’art, la musique…






Et toute la soirée vidéos, musiques et cuisine cubaines !

La Laiterie des Beaux-Arts
restaurant - bar - lieu de rencontres artistiques
4, rue Lunaret - Montpellier
09 54 93 44 36
la laiteriebeauxarts.over-blog.com

Yannier Ramirez Boza et Magali Junique :
http://paisdeorishas.blogspot.com

La Sérithèque à La Laiterie des Beaux-Arts

Posted: martes, 28 de diciembre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Une exposition d'affiches sérigraphiées d'art et de cinéma cubain, une nouvelle façon de découvrir le travail d'artistes contemporains français et cubains dans un endroit accueillant et chaleureux : La laiterie des Beaux-Arts. Couleurs, contrastes, inventivité : ouvrez grands les yeux !

Latin Lover

Posted: lunes, 27 de diciembre de 2010 by magali in Etiquetas:
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Réunies à la terrasse du bar les copines étaient passablement éméchées. Autour d’elles les hommes disponibles ce soir-là étaient aux aguets. Aussi les bières arrivaient à la table sans qu’elles les aient commandées ; elles les buvaient joyeusement sans se poser de questions.

Bientôt trois hommes partageaient leur table. Elena sentit le billet que l’un d’eux lui glissa dans la main et se leva pour le lire tranquillement aux toilettes. Le Rendez-vous était fixé dans une heure. Elle revint à la table et le détailla plus précisément, sans vergogne. Elle le dévisageait et il soutenait son regard d’un air coquin et prometteur. Il n’était ni grand ni petit, ni beau ni laid, ni trop jeune ni trop vieux. Elle sentit le pied sous la table qui caressait son mollet et montait doucement vers ses cuisses. Leurs regards amusés se croisèrent en silence. A leur table les conversations continuaient gaiement. Elle sortit un stylo de son sac et dessina sur la nappe en papier : une fille assise à une table dans un bar puis elle écrivit OK dans le coin du dessin. Il avait compris...
Elena s’excusa, dit qu’elle revenait dans un moment, personne ne prêta plus d’attention que cela à son départ, ses amies riaient, elles étaient saoules, comme elle. Le bruit du bar, la musique omniprésente, leur jeunesse autour de cette table.

Le Rendez-vous se déroula comme prévu. Pas de préliminaires. Elena palpa la promesse et pensa pour la première fois de la soirée à son mari. Aïe Papito ! Ils passèrent à l’acte pour lequel ils étaient tombés d’accord. Mauvaise pioche. La rencontre fut brève et précise.

Déjà Elena regagnait la table où ses amies toujours en charmante compagnie sirotaient maintenant une bouteille de rhum. Elle se servit généreusement et but son verre puis elle alluma une cigarette. A son tour l’homme petit, laid, trop vieux regagnait la table et Elena pensa à nouveau : Aïe Papito ! Puis elle sortit le stylo de son sac et dessina sur la nappe en papier un lapin sur les genoux de la fille assise à une table dans un bar.

Regard à gauche

Posted: martes, 21 de diciembre de 2010 by magali in Etiquetas:
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- Tu y retournes ?
- Oui, j’ai préparé le seau et l’aspirateur, j’en aurai pas pour longtemps… Une petite heure maxi.
- Bon, comme tu veux. Mais est-ce bien nécessaire ? Tu as déjà nettoyé la voiture dimanche dernier.
- Bien sûr. Qu’est-ce que tu crois, si j’en profite pas le dimanche, alors quand ?
- Comme tu veux. Je t’attends.

De la terrasse Fanny observe comment Luc ouvre la voiture, installe lentement l’aspirateur. Son dos et ses fesses apparaissent puis disparaissent à l’intérieur de la voiture : leur dernière acquisition un 4 X 4 Toyota, 3 portes, diesel, boîte manuelle, 6 vitesses, puissance 173 CV, Moteur : 4 cylindres en Ligne, 40000 euros.

Les bras croisés sur la rambarde, les cheveux négligemment relevés dans une pince en plastique blanc, vêtue d’un vieux tee-shirt et d’un short trop grand Fanny observe patiemment. Si Luc se dépêche peut-être pourront-ils profiter de ce dimanche matin…

- Bonjour !

Regard à gauche, de la terrasse voisine, un homme lui sourit.

- …Jour. Elle articule à peine, c’est qui celui là ?
- Belle journée ! Sur la terrasse voisine l’homme lui sourit toujours.
- Mmm, oui, belle journée. Il va pas lui faire la causette non ? Regard en bas, Fanny observe patiemment le dos et les fesses de Luc.

Torse nu, fraîchement douché, Octavo observe la nana sur sa droite. Elle a l’air pas mal. Sans doute la voisine. Dimanche dernier elle était là à la même heure vêtue d’un vieux tee-shirt et d’un short trop grand. Aujourd’hui ses cheveux sont mouillés et peignés, elle porte une nuisette claire avec de fines bretelles sur ses épaules nues et son décolleté est plutôt sympa. Encore mieux que dimanche dernier.

- Bonjour ! Lance Octavo, très motivé.

Regard à gauche. Sur la terrasse voisine il lui sourit, les mêmes dents blanches, les yeux rieurs, environ 1 m 90, le torse lisse, de beaux biceps. Plutôt sympa. Regard en bas. Fanny observe comment Luc ouvre la voiture installe lentement l’aspirateur. Son dos et ses fesses apparaissent puis disparaissent à l’intérieur. Regard à gauche.

- Encore un beau dimanche, presque aussi beau que vous ! Enfin si je puis me permettre. Reprend Octavo.
- Ah ! merci. Fanny lui sourit, son sourire préféré celui qu’elle réserve aux photos.
- Je m’appelle Octavo, je suis votre voisin alors.
- Oui, moi c’est Fanny.
- Eh bien bonjour Fanny ! Bon dimanche, un jour pareil il faut en profiter n’est ce pas ? A bientôt j’espère !
- Oui, c’est vrai. Bon dimanche.

Regard en bas Fanny observe le dos et les fesses de Luc qui frotte le capot du 4 X 4 Toyota ,3 portes, diesel, boîte manuelle, 6 vitesses, puissance 173 CV, Moteur : 4 cylindres en Ligne, 40000 euros.

Regard à gauche. Il est rentré. Elle a encore à l’esprit les quelques phrases : Encore un beau dimanche, presque aussi beau que vous ! Enfin si je puis me permettre. Je m’appelle Octavo, je suis votre voisin alors… Eh bien bonjour Fanny ! Bon dimanche, un jour pareil il faut en profiter. A bientôt j’espère ! Un bel accent, il doit être Argentin ou Chilien. Cette désinvolture, cette décontraction comme s’ils se connaissaient. Plutôt sympa.

Fanny attend que Luc descende sur le parking pour s’installer à la terrasse. Elle a relevé ses cheveux dans un chignon compliqué duquel s’échappent quelques mèches sur ses joues et sur sa nuque. Elle a enfilé sa nuisette mauve, celle qui est assortie à ses yeux, celle qui laisse voir son dos presque entièrement nu, celle qui dessine ses seins et ses hanches. Regard à gauche. Il devrait bientôt sortir.

Octavo a enfilé un short en jean et un débardeur blanc qui met en valeur sa peau mate et découvre ses épaules de boxeur, ses biceps durs. Regard à droite, elle est déjà là. C’est bon signe se dit il. Il l’observe en souriant.

- Salut ! Salut Fanny !
- Salut !
- Ça va ? Quel beau dimanche et quelle belle vue depuis ma terrasse. C’est génial d’être là. C’est bien sûr vers elle qu’il regarde sans équivoque.
- Oui ça va. Elle ne peut pas s’empêcher de rire devant autant d’aplomb. Puis elle reprend un peu plus protocolaire - Excusez-moi je suis peut-être indiscrète et on a dû vous le demander des centaines de fois, mais de quelle origine êtes-vous ?
- Ah ! Mais y’a pas de souci, je suis Cubain, ça s’entend tant que ça ?
- Non pas vraiment, un léger accent quand même et puis votre prénom, Octavo... Je pensais que vous étiez Argentin, je ne sais pas pourquoi, c’est un peu bête.
- Non, pourquoi pas ? Mais je suis Cubain, voilà. D’ailleurs je peux vous inviter à un vrai café cubain ? Enfin, si vous aimez le café bien sûr…

Regard en bas : 4 X 4 Toyota,3 portes, diesel , boîte manuelle, 6 vitesses, puissance 173 CV, Moteur : 4 cylindres en Ligne, 40000 euros.

Regard à gauche.

- Pourquoi pas ?

Le chic parisien

Posted: martes, 14 de diciembre de 2010 by magali in Etiquetas:
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Comme tous les Orishas, Ochún partage avec les femmes et les hommes ses qualités comme ses défauts. Aussi elle partage le rhum comme le tabac, le parfum comme bien d’autres choses encore…

Belkis constata qu'un attroupement s'était formé devant la porte de chez elle. Etait-ce bien devant chez elle ?
Plus elle approchait et plus il devenait évident que oui. Que s'était-il passé en son absence ? Elle avait quitté la maison vers midi pour rendre visite à une amie et déjeuner avec elle. Son séjour à Cuba était ponctué de moultes retrouvailles qu'elle s'était ingéniée à étaler tout au long du mois qu'allait durer sa présence ici. Afin de profiter au maximum du temps compté plusieurs cousines venaient également passer quelques jours chez elle, une façon d'être ensemble et de donner un coup de main de ci de là. Elle avait donc laissé sa cousine Dorita et sa mère vers midi, l'heure à laquelle elle s'était rendue chez son amie d'enfance, d'école, de collège, de lycée et d'université qui habitait à quelques rues de là.

Belkis accéléra le pas, se mit à faire de grandes enjambées pendant qu'elle se disait mon dieu pourvu qu'il ne soit rien arrivé, rien de grave, mon dieu non, c'est pas possible, mon dieu je t'en prie... Les voisines et quelques enfants étaient agglutinés devant la porte, elle dut forcer le passage, pardon, laissez-moi passer. Laissez-moi passer ! Que se passe-t-il ? Pardon...

Elle entendit vaguement c'est Dorita, la pauvre, Dorita ne se sent pas bien. Au même moment une odeur acre la saisit à la gorge et elle toussota légèrement. Pura, la voisine reprit plus proche d’elle, Ochún s’est fachée ma fille, Ochún est jalouse. Il faut lui rendre son dû. Aïe pauvre Dorita ! Quelle arrogante, il faut allumer les bougies. Vite.
La mère de Belkis était assise sur le pas de la porte, elle maintenait le visage de Dorita tout en lui appliquant un linge humide sur le visage, plus précisèment sur les yeux. De l'autre main elle tenait un mouchoir sur sa bouche, qu'elle agitait le temps de reprendre sa respiration puis elle le remettait en place.
- Maman, que se passe-t-il ?
Dorita était nue comme un ver sous la couverture du canapé. Assise sur la marche, elle tenait ses bras croisés sur ses genoux pliés, tandis qu’à ses côtés, sa tante lui maintenait la tête. Belkis commençait à sentir son nez couler et ses yeux larmoyer, elle toussait de plus en plus, sa mère toussait aussi, son visage était thuméfié.
- Maman qu'est ce qu'elle a ? c'est quoi cette odeur ?
- Ton parfum, ma fille, ton parfum.
- Quel parfum ?
- Dorita a utilisé ton parfum, tout à l'heure...
- Quel parfum ? Où ?
- Ah ma fille je ne sais pas, une allergie, elle a une allergie et moi aussi, ce parfum s’est transformé en poison ma fille.
- Mais maman je ne comprends pas, quel parfum ?
- Dans ta chambre, Dorita a pris ton parfum, puis elle est sortie de la chambre en hurlant, les yeux en feu en toussant et en crachant. Le parfum s'est répandu dans toute la maison. J'ai dû la déshabiller, ça lui brulait les yeux et ça sentait mauvais dans toute la maison. J’ai dû fermer la porte et sortir, c'est intenable là-dedans ma fille, pire qu’une fumigation.

Pura, la voisine toujours avisée revenait avec le remède et un cigare allumé à la bouche. Elle alluma plusieurs bougies et tendit un ruban jaune en travers de la porte. Elle déposa une soucoupe de rhum, ôta le cigare de ses lèvres et en mit le bout incandescent dans sa bouche puis elle commença à souffler. La fumée du tabac se répandit doucement autour d’elle... La mère releva la tête et cligna des yeux. Dorita restait prostrée et ne pouvait plus ouvrir les yeux, ses paupières fermées étaient rouges. Un médecin ? La trainer jusqu'à la consultation la plus proche ? Elle hoquetait et continuait à cracher en se raclant bruyamment la gorge. Quel dilemme. La mère n’en pouvait plus. Elle tendit le bras, attrapa la soucoupe et but une bonne gorgée de rhum, elle fit un clin d’œil à Pura, comme pour dire : Au point où nous en sommes. Ochún mérite surement aussi une punition...

Belkis était perplexe car elle ne se souvenait pas d'avoir laissé un parfum dans ses affaires. Depuis son arrivée elle avait eu le temps de tout mettre en place dans la salle de bain, un parfum ? Mais quel parfum ?
Puis elle éclata de rire, un rire sonore et joyeux qui lui racla la gorge.
- Comment Dorita tu as osé ? tu as fouillé dans ma valise ?
Au petit matin lorsqu’elle avait quitté son appartement parisien pour traverser la ville, chargée de ses lourds bagages afin de prendre son avion à l'aéroport, elle avait glissé une petite bombe lacrymogène dont elle ne s'était jamais servie dans son sac à main. Avant l’enregistrement elle avait glissé la bombe dans le filet intérieur de sa valise et n'y avait plus pensé.

CoCo RiCo

Posted: domingo, 5 de diciembre de 2010 by magali in Etiquetas:
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On reconnaît chaque époque aux prénoms que portent les gens. Logiquement Colette était née en 1942. Sa famille était du sud de la France marquée par la Résistance. Puis il y avait eu la victoire, la faim bien sûr, mais la victoire après une lutte qui avait laissée ses traces sur l'ensemble de la famille. On l'appelait Coco.
A 14 ans elle avait obtenu de justesse son certificat d'études. A 18, elle s'était mariée comme la plupart de ses copines avec un jeune homme de son village qui lui n'avait même pas obtenu son certificat d'études. Mais les temps étaient porteurs d'espoir, rapidement Coco était devenue secrétaire d'une entreprise de transports de la région. On l'appelait toujours Coco. Au travail certains utilisaient ce diminutif avec un léger sourire en coin. En effet, elle et son époux installés à la capitale de région étaient syndiqués et défendaient avec conviction les droits et libertés des travailleurs. Il était responsable de l'entretien dans la même entreprise qu'elle. Un premier enfant était né en 1964, Colette était très fière de ne s'être pas mariée enceinte comme la plupart de ses copines du village. Puis les enfants, déjà grands, étaient partis de la maison, avaient fait leur vie, comme elle disait. L'année de la retraite était arrivée.
Alors elle avait voyagé à Cuba bien sûr, une destination tellement particulière. Une destination à la mode aussi, un pays où les gens sont tellement sympatiques, généreux alors qu'ils n'ont rien, et puis merveilleusement photogéniques. Au retour l’Association de Solidarité avec le Peuple Cubain lui avait parue défendre ses idéaux, enthousiaste et forte de son expérience de 15 jours au pays du Che elle avait adhéré et elle occupait le poste qui était le sien : secrétaire. Sur la porte du local tronait un magnifique drapeau cubain.

Plutôt sûr de lui et optimiste, Felipe était entré dans le bureau de l'Association de Solidarité avec le Peuple Cubain. Il était convaincu de la valeur de son travail, ses oeuvres étaient parlantes, on ne peut plus cubaines. La secrétaire avait oté ses lunettes et levé vers lui un regard entre interrogatif et méfiant. Il ressentait toujours ces choses là. Pourtant il avait refusé de se raser moustache et favoris qu'il disciplinait finement en une petite tresse africaine sur chaque joue, son crane était rasé, plus facile à coiffer quand on est noir. A ses poignets plusieurs bracelets d'argent teintaient à chacun de ses mouvements, il portait une chemise cubaine traditionnelle sur un jean et des espadrilles de corde aux pieds, hiver comme été.
« Ici c'est pas comme ça que ça marche ! Non, non, non c'est pas comme ça ici. Il faut déposer un dossier auprès du bureau, on l'examine et ensuite on vous donne une réponse. Laissez-nous vos coordonnées, votre site internet ou un dossier... ».
Il sentit le regard de la secrétaire dans son dos une fois qu'il eut tourné les talons. L'acceuil avait été froid, glacial en fait. Et ce mot répété plusieurs fois lors du court entretien : « ici ». La secrétaire l'avait utilisé comme on brandit un drapeau, celui du néo-colonialisme par exemple et il était tombé comme une frontière entre deux mondes, l'un civilisé et organisé et puis l'autre. Il avait naïvement pensé lui expliquer : « En France depuis peu je n'ai pas encore de cartes de visite, ni de site internet (il n'avait même pas d'ordinateur et encore moins un dossier de photos à laisser). Une partie de mes oeuvres sont là, rangées sur mon chariot, laissez-moi vous montrer ! Ou dites-moi quel jour je peux passer pour parler avec les membres du Bureau ? »

Rien n'y fit. Il ne put user de son charme habituel avec cette dame que chaque tentative de convaincre semblait effrayer davantage : « Ici on ne traite qu'avec des Professionnels ».
A Cuba il était bien diplômé de son école d'Arts Plastiques, il avait même participé à plusieurs expositions collectives dans les galeries que l’état tenait à la disposition des artistes. Il avait même eu le privilège qu'on lui organise une exposition individuelle, l'année avant son départ. Il était donc reconnu comme jeune artiste plutôt prometteur… C'est ce qu'il avait naïvement tenté d'expliquer dans son français récent. Rien n'y fit : « Ici on ne traite qu'avec des Professionnels ».

Felipe venait tout juste de comprendre le courrier dans lequel on lui signifiait que « Il ne pourrait pas exposer ses oeuvres car l'Association ne traitait qu'avec des Professionnels et sur des échanges établis à l'avance selon un calendrier fixe et surtout chaque projet devait recevoir l'aval du Bureau ». Felipe maintenant s'en voulait de ne pas avoir demandé à la secrétaire « Et vous Madame, quel diplôme avez-vous pour me juger ici ? »

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