Mais arrête le rhum mon coeur...
Posted: lunes 23 de enero de 2012 by magali in Etiquetas: Feuilleton
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| Sheyla Castellanos, una falda muy grande |
Yalili tourna les yeux vers l’autel où trônait la déesse. Silvio avait déposé ses offrandes dans de petites coupes autour de la statue. Les vêtements d’Oshún brillaient, tout était orangé, doré autour d’elle, comme un soleil à ses pieds.
La préoccupation qui habitait Yalili depuis que le rendez-vous chez le Général avait été fixé n’avait pas échappée à sa mère. En silence cette dernière avait ouvert un flacon de verre qui contenait un liquide transparent. Viens là, assieds-toi je vais te frictionner la tête. Ne t’en fais pas, c’est ma marraine qui l’a préparé, tu dois recevoir sa bénédiction quatre fois puis une dernière fois, cinq heures avant d’y aller. N’oublie pas que tu portes ton pouvoir sur la tête. Décidément se dit Yalili les Orishas veillent, un sourire se dessina sur ses lèvres, puis elle émit un léger rire qui n’échappa pas à Silvio. Enfin ! Je te reconnais maintenant dit Silvio ravi de la voir se détendre. Mais arrête le rhum mon cœur tu vas devoir marcher sur de hauts talons, onduler chérie, balancer tes hanches, ondoyer et flotter, tu vas les ensorceler ce soir.
Yalili observait le visage du chauffeur dans le rétroviseur intérieur, il les avait à peine regardés, à peine salués, juste un léger signe de tête avant d’ouvrir la portière arrière à Yalili. Le visage de cet homme ne pouvait pas être décrit pensa-t-elle. On les fit entrer par l’arrière de la résidence, un portail métallique sombre qui s’était ouvert comme par magie, la voiture avançait au pas. Un jardin tropical touffu et luxuriant bouchait la vue. On ne distinguait rien de l’avant de la maison, impossible de savoir combien de voitures étaient déjà garées... Impossible de connaître leur marque... Impossible d’apercevoir les invités… Un mur invisible les séparait. Yalili se dit que ce qui advient convient, il était sans aucun doute préférable d’en savoir le moins possible. Elle allait maintenant leur mettre de la poudre aux yeux, les bluffer. Elle sentait que ce serait une très belle performance. Silvio lui ouvrit la portière et elle lui saisit doucement la main pour descendre. Elle se sentait déjà légère et forte, elle porta sa main à ses cheveux et les caressa dans un geste automatique qui n’échappa pas à Silvio. Viens, mon cœur, on y va, tu es déjà magnifique lui murmura-t-il sans lui lâcher la main. Ils entrèrent ainsi par l’arrière de la résidence.





