Eros et Thanatos

Posted: jueves, 10 de febrero de 2011 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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France (01 février 2010)

Déshabille-toi et garde ton soutien-gorge tu sais que j’aime te l’enlever avec ma bouche. Ensuite allonge-toi près de moi. Quoi ? Tu es indisposée. C’est pas grave Mamacita, je suis un vampire. Viens là près de moi. Qu’est-ce que tu fais ? Tu es folle ! Pose ça, arrête, non ! Noooooooooon ! Aïe putain, appelle un médecin vite, aïe mon Dieu ça fait mal, qu’est-ce que tu m’as fait. Laura regarde Eduardo. Elle ouvre la fenêtre et jette les testicules dans la rue.

(10 jours plus tard)

Bienvenue au purgatoire. José était assis par terre dans son appartement. La chambre avait un sale aspect. Elle sentait l’humidité, le salpêtre et le pourri. Les murs étaient couverts de tâches, de moisissure. Depuis plus d’une semaine il y avait une tâche bizarre au sol. Elle faisait maintenant partie du décor. Il n’avait pas choisi ce trou pourri. Sa vie s’était écroulée. Tout n’était qu’une grossière erreur. C’était elle et pas moi se répétait-il en haussant les épaules. Tout n’était que mensonge. Il tenait une dose de cyanure, décidé à mettre fin à ses jours.

Cuba (plusieurs semaines auparavent)

Ce jour là Francisco arrive rue Enramadas, sans passagers, mais avec un sourire qui va d’une oreille à l’autre. Il a enfin trouvé l’amour de sa vie. Cela fait deux semaines qu’ils sont ensemble et tout est arrivé par hasard. Elle travaille dans un magasin en devises du centre ville. Tout a commencé un après-midi quand elle a trouvé une note dans son sac à main : Je t’attends à l’endroit habituel, à 5heures. Je t’aime. Il s’agissait sans doute d’une note adressée à une de ses collègues de travail mais le hasard l’avait mise là. Pressée elle avait quitté son travail en fin de journée, elle ne pensait plus à la note et elle devait rejoindre un ami pour lui faire ses adieux avant qu’il ne parte à l’étranger. Elle était sortie sur le trottoir et avait tendu le bras : Hé ! Taxi ! Avenue Marti, je suis pressée. Quand elle était arrivée elle avait sorti l’argent de la course et sans y prendre garde la note avec. Francisco lut le message et ce fut le coup de foudre. Depuis lors ils étaient ensemble.

Quelque temps après, le message échappa à Francisco alors qu’il circulait dans son taxi rue Enramadas avec sur le visage un sourire d’une oreille à l’autre. La note se colla au talon d’un touriste qui allait vers l’aéroport avec son groupe. Le vol était pour la France. Ce Cubain vivait à l’étranger depuis longtemps.

France (31 janvier 2010)

A la retraite il avait vécu la moitié de sa vie en France. Il avait deux fils. Eduardo son fils ainé l’accueillit à l’aéroport, il venait le chercher. Raconte vieux, comment c’était là-bas ? Les « mulatas » sont toujours aussi belles ? Et Fidel ? Tu l’as vu ?

Après un moment de conversation ils arrivèrent. Eduardo devait partir le jour même pour Montpellier, une affaire de travail urgente dit-il au vieux. Il n’osa pas lui faire part de la jalousie de Laura, c’était plutôt là le motif de son retour. En route pour la maison Eduardo n’imagina pas qu’il avait cette note collée à la chaussure.

France (01 février 2010)

Le lendemain Laura malgré ses connaissances limitées en espagnol réussit à déchiffrer le message qu’elle avait entre les mains. Putain ! Quel salop ! Je savais bien qu’il me trompait ce ... Il est bien cubain ! Mais c’est la dernière fois. Elle jeta le papier par la fenêtre, prit de petits ciseaux de couture et se dirigea vers la chambre où Eduardo l’attendait plein d’ardeur.

Bienvenue au purgatoire. Trois jours plus tard une dispute énorme eut lieu chez les voisins du dessous. La femme avait lu avec soin le message froissé au fond de la poche de la veste. Tant d’années de vie commune pour en arriver là, à la tromperie, se dit-elle. La dispute fut d’une violence fatale. José quant à lui ne supportait plus cette menteuse. Toi tu cherches à partir avec un autre et tu me racontes ces salades. Après toutes ces années tu m’as trahi, tu m’a trompé ou bien tu crois que je l’ignore ? Cela fait un bon moment que je me tais, depuis que j’ai trouvé ce message sur le palier, mais c’est fini. José lui attrapa le cou et serra. Une semaine plus tard, postré, il observait le corps inerte de sa femme. Il prit le verre de cyanure.

Publié en espagnol le 05 février 2010, Paisdeorishas.blogspot.com - Traduction Magali Junique

ZAL Zone d'Autonomie Littéraire

Posted: lunes, 7 de febrero de 2011 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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La Sérithèque à La Laiterie des Beaux-Arts

Posted: martes, 28 de diciembre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Une exposition d'affiches sérigraphiées d'art et de cinéma cubain, une nouvelle façon de découvrir le travail d'artistes contemporains français et cubains dans un endroit accueillant et chaleureux : La laiterie des Beaux-Arts. Couleurs, contrastes, inventivité : ouvrez grands les yeux !

Recyclage d'une publicité

Posted: domingo, 28 de noviembre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Bilbao

Posted: miércoles, 17 de noviembre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Récré.1

Posted: lunes, 1 de noviembre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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La récré sonne, la maîtresse s'éloigne.

La récré commence, les enfants jouent aux grands,
moi je serai musicien, moi je serai connu, j'aurai une guitare, et moi je serai célèbre, et moi je jouerai à être la marchande, moi je ferai les comptes...
Oui, mais et quand ce sont les grands qui jouent aux enfants ?
Récré.1 commence...

Gymnastique Marxiste

Posted: jueves, 21 de octubre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Séance gratuite de gymnastique marxiste, un animateur oral et textuel, un animateur gymnique et chorégraphique, aucunes contre-indications, tout est possible sauf la compétition.

Dancing

Posted: sábado, 16 de octubre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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El Médico de la Salsa en la Fiesta Latina de Sète

Posted: martes, 28 de septiembre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Los duro fríos de Juanita

Posted: viernes, 17 de septiembre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Noel Hernández "Jinetes"

El presidente de los CDR había llamado a Juanita la de la esquina para comunicarle que podía ir avisando a los vecinos que esa tarde se haría la reunión relámpago del tranvía.
De relámpago, y no es un engaño, no tenía nada como es habitual. Ni modo alguno: este tipo de reunión a veces tomaba varias horas, pues se discutiría sobre el tema: si el tranvía pasa o no por la cuadra. La respuesta exacta nadie hubiera podido darla. Hace más de 10 años que se discute el tema. Por ejemplo, la primera reunión fue para mostrar los planos del nuevo proyecto del siglo 21, el paso del tranvía, y les puedo decir con toda seguridad que ese episodio duró varios meses.

Juanita tocó a la puerta del ideológico, un viejo que no veía muy bien: “llegó el día Manolo” “¿qué día?” “ahora sí que pasa el tranvía, a las 5 pm empieza la reunión, en frente de mi casa” “pero si hoy es domingo, y tengo que ver mis muñequitos” “hoy es el día Manolo ¿va a ir o no? recuerde que usted sigue siendo el ideológico” “pero ¿de qué reunión me hablas? Todas las reuniones son los lunes y jueves y…” “lo pondré en la lista, usted sabe que yo hago duro frío y tengo que saber cuántos van para no quedarme corta” “¿de qué son?” “firme aquí Manolo”

La siguiente puerta era la de vigilancia, eran a penas las 12 del día: “Pasa Juana” “y ¿cómo tú sabes que era yo y no otro?” “Juanita recuerda que las paredes tienen oídos y ojos…” “Bueno entonces ya lo sabes” “Siéntate en el sillón rojo, tú sabes que el negro era del difunto” eran más de las 12 y decididamente Juanita no terminaría con los duro fríos de la reunión: “me acabo de tomar tres pastillas para dormir” “Rosa hoy es la reunión del tranvía” “Ay Juanita ayer vi a mi marido, bueno a mi ex, con aquella garza” “Rosa yo…” “tú sabes mejor que nadie que Rodolfo era un electricista formidable y no se ahogaba en un vaso de agua ¡oye! Él antes era fiel, entero e íntegro” “Rosa por favor a las 5 pm…” “cuando nos conocimos, cualquier cosa que yo pedía, cataplín, estaba en mis manos, como en un abrir y cerrar de ojos, cuando nos casamos, porque tú sabes que yo , esta que está aquí, se casó con vestido y todo, pues mi vestido fue el mejor y el más escandaloso de todo Santiago, fíjate que nos hicieron un reportaje en el Sierra Maestra porque pensaban que era yo la que había diseñado el vestido de novia, pero de la noche a la mañana todo cambió” “Fírmame aquí y me contarás después Rosa ¿te reservo duro fríos o no?” “Chica pero no he terminado, después de 25 años de casados, Rodolfo se fue con la garza esa ¿no lo sabías?” “sí Rosa claro que lo sé hace más de 5 años de eso y tú…” “mira que dejarme enganchada por esa garza” “Rosa a las 5pm frente a mi casa” “ah me olvidaba ¿tú no tienes unas aspirinas?” “Ahora mismo te las busco” “no, espera, yo voy contigo” “Yo voy sola Rosa ¡ hasta luego!” y le tiró la puerta.

Le tocó la puerta a Rodolfo. El respondió muy agitado: “¿Qué quiere usted?” “Hoy es la reunión y …” “¡Claro! de eso se trata” “¡Exactamente!” respondió Juanita contenta “¿Rosa irá?” “sí, claro que…” “¿qué edad usted tiene?” “Dentro de unos meses cumpliré unos treinta” mintió juanita, “¿se ha enamorado una vez en su vida?” “sí” “¿y él la quiso” “sí” “¡qué bueno! porque yo me enamoré de una loca que me dejó por estar metida en la vida de los demás y por tal de no dormir se drogaba con pastillas. Una noche la cogí con un maletín lleno de medicamentos, ya usted ve, una loca” “disculpe Rodolfo pero ¿irá o no a la reunión? mire que habrá duro fríos de fresa y…” “¿Usted es religiosa?” “No…bueno sí…algunas veces yo…” “pues pídale a Dios que no se vaya la corriente, buenas noches”

A las 8 pm todos estaban en la calle. Habían cerrado con barreras para que los carros no pasaran. El presidente puso en marcha una reproducción, que como es de suponer, la dicha reproducción serviría para explicar los objetivos de la reunión. El disco contenía silencios que serían rellenados por los aplausos de los vecinos: “el tranvía, el mejor del mundo va a avanzar por esta calleaplausosyo sé que es difícil de entender” todos los presentes lanzaban una exclamación de alegría. “Sería el proyecto más grande que se ha inventado en Santiagoaplausosverán ustedes, nadie puede saber hasta que lo haya experimentado, ver pasar el tranvía más grande del mundo” los duro fríos de Juanita chirriaban en las bocas de los presentes “miren bien el entorno, debo advertirles, para mejor comprensión de la atmósfera, que el gran tranvía, es tan ancho, que las calles se ancharán de cinco metros para fuera, esto quiere decir que muchos de ustedes estarán obligados a dormir o comer cerca del tranvía, pero esto les dará la oportunidad de ver pasar el tranvía más grande del mundo cerca de sus ventanas y puertasaplausoslas obras empezarán en el 2050, es decir de aquí a 45 años que se ve lejos pero que ya están aquí como nosotros, la próxima reunión es para debatir dónde se fabricará el tranvía” En unos de los momentos cuando el disco dejó de sonar los vecinos darían por terminada la reunión. Serían la 7 de la mañana.

La laiterie des Beaux Arts

Posted: jueves, 2 de septiembre de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Doble filo

Posted: domingo, 29 de agosto de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Esto sucedió en un pequeño pueblo de Cuba hace unos 100 años. La población sufría de una carencia de carne. Todo el mundo se alarmaba-comer vegetales en estos tiempos, es una falta de respeto-gritaban en las calles. Pero a la larga tuvieron que acertar los vegetales y la caña de azúcar.

Solo Juan no compartía esta vergüenza. Con su naturaleza fría, se puso a afilar su enorme cuchillo de cocina y acto seguido se bajó los pantalones hasta las rodillas para ordenarle a su mujer que le cortara dos filetes de sus nalgas. Los pasaron a la sartén con bastante aceite y se sentaron en la mesa a devorar los hermosos y jugosos filetes. Más tarde saldría a la esquina, como todas las tardes, a jugar dominó con los vecinos. El vecino que se quejaba que estaba cansado de comer todos los días vegetales, se quedó inmóvil al escuchar con qué elegancia Juan anunciaba su gran descubrimiento, llegando a mostrar con detalles su método. Todos manifestaron su deseo de alimentarse, a lo que se llamaría, «de sus propias economías ». También aprobarían en la reunión general del pueblo, que Juan era el único experto en la materia y que este debería cortar los hermosos filetes de sus preciosas nalgas de todos los vecinos.

Un tiempo después, Juan propondría en otra asamblea general, la construcción de una escuela especializada en la materia del cuerpo humano, pues al ver la gran cantidad de gente que venía, sería conveniente para la economía del pueblo. La construcción de la escuela se hizo en tiempo record y los primeros diplomas ya tenían la suficiente maestría. Salían con la tesis de cálculo sobre todas las partes comestibles del cuerpo, descartando claro está, las vísceras y demás órganos. Decían que sobre un peso de 200kg, un individuo podría comer durante 450 días, calculando 1 libra por día.

Pronto se vio a las mujeres sin senos. Para ellas esto representaba una ventaja, pues no tenían que usar los insoportables ajustadores. Algunas no hablaban ya porque se habían comido las lenguas. Por otra parte se producían protestas, por parte de los trabajadores de las fábricas de ajustadores, elevando sus quejas antes las autoridades correspondientes. Pero estas contestaban que no era posible inventar una publicidad para animar a las mujeres a usarlos de nuevo.

Un artista plástico del pueblo realizó un performance en medio de la plaza. Por respeto al arte. Empezó a cortarse lentamente y en cuadritos las partes íntimas. La mayoría de los espectadores estaban escandalizados, tanto mujeres como maricones.

De esta manera la mujer de Juan una mañana, al preguntarle si se levantaría para ir a trabajar, no obtuvo respuesta.

Ahora el grave problema de orden público no era la falta de carne, sino como sensibilizar a un pueblo que estaba muy bien alimentado.

La Charanga Habanera en la Fiesta Latina a Séte

Posted: jueves, 19 de agosto de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Corrida en Béziers

Posted: domingo, 15 de agosto de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Palavas les flots

Posted: sábado, 10 de julio de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Le soleil de Palavas ne nous a pas cramés ce soir là, c'est à l'ombre qu'on a eu droit à un moment de bon humour, sourires, rires et choeur improvisé. On est fans de Gil non chante Marc na. Décalé, intelligent, fin, textes et effets originaux tout comme l'interprétation. Un trio d'artistes à découvrir et redécouvrir. Merci à l'Atelier du Garage, rosé et chamallow.

Global Caraïbes

Posted: domingo, 4 de julio de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Del 11 de junio hasta el 17 de octubre el M.I.A.M (Museo de Arte Modesto) abre las puertas a una exposición titulada : "Global Caraïbes". 27 artistas oriundos de 11 países del Caribe ofrecen otra vision de esta parte del mundo. Lejos de los clichés, de las playas paradisíacas, de las palmeras, del mar azul celeste y de las catástrofes naturales, el objetivo del curador de la exposición Edouard Carrié-Duval es mostrar la riqueza y diversidad artística de esta zona.

Los artistas se revelan en sus diferencias y sus complejidades. Descubrimos una energía asombrante y creativa, fuertes compromisos y posiciones sociales arraigadas en la Historia de esta región : colonización, esclavitud y también mestizaje cultural europeo, africano, americano y asiático.

Fotografías, instalaciones, esculturas, pinturas, videos, objetos rituales se hacen eco y ponen a la luz la complejidad geopolítica de este territorio.

Negro sobre negro

Posted: lunes, 28 de junio de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Ocurrió después de una noche oscura. Alertados ante una tormenta tropical, los animales y algunas personas especialmente sensibles se mostraban ansiosos. La radio anunciaba cada dos minutos el acercamiento de las lluvias. Pero nosotros, digo los del pueblo, estamos acostumbrados a que todo eso sea una patraña más de la naturaleza. Mi abuela abrió el viejo armario y rebuscó entre la ropa. Encontró lo que buscaba y lo lanzó sobre mi cama, ordenó tajante:
-Manuelita ponte este vestido.

-Y ¿para qué me tengo que poner este vestido negro?

-Vamos a un velorio. ¿No pensarías ir con uno rojo?

-Y ¿para qué vamos a un velorio?

-Para velar un muerto ¿para qué más?

A mí no me gustaba para nada el vestido ese, pero si contrariaba a la abuela me daría una tunda y no tenía ganas de que me sonara el culo. La abuela cerró la puerta con llave y se la guardó en el sujetador. El movimiento fue tan fulminante que no dejaba de preguntarme si la abuela habría ido a una escuela para aprender aquello. Llegamos a la casa del muerto. Allí había unas quince personas, todas de negro, casi compitiendo cual pondría la cara más triste del velorio. En el pueblo estamos acostumbrados a las redundancias, a la amplificación. En mi rutina el velorio era una de mis pocas salidas en mis ocho años. La vivienda la conocía pero aquello era nuevo. La verdad que me daba risa.

-¿Qué haces riéndote?-me regañó mi abuela- lo que tienes que hacer es llorar, como todo el mundo.

Pese al calor sofocante y el deseo que tenía de estar afuera, preferí hacerle caso a la abuela que sentir sus manos afiladas en mi fondillo. Así que arrugué la nariz, cerré la frente y comencé a llorar. Y les aseguro que resultó. Me figuré una patada en el trasero y lo mucho que me dolería. Y aquello funcionaba. ¡Vaya si funcionaba! Abrí un poquito los ojos para ver el efecto que producía y me percaté de que pares de ojos, entre ellos los de mi abuela, me miraban fijamente. Hasta dos mujeres se me acercaron para animarme. Y ahí fue cuando me puse a exagerar más todavía. Pero el manotazo en la cara me dejó sin aliento. Me dejó pasmada.

-No te hagas la idiota, que me dejas en ridículo. La abuela se giró para mirar a los presentes. Los curiosos se dieron por satisfechos viéndome reconfortada.

-Quédate quieta y no digas ni pío ¿oíste?

-Pero abuela me aburro.

-Cómprate un burro

-Y tengo hambre.

-Cómete un alambre.

Sinceramente me aburría. Esperé y esperé y aproveché un momento de descuido general, me paré y me fui hacia la cocina. No sabía exactamente lo que buscaba allí hasta que vi una botella en un estante arriba de la pila de agua, la alcancé, estaba casi llena. Acerqué mi nariz al cuello y reconocí un olor a frutas, algo dulce. Me di un trago, quemaba pero después me dejó un gusto azucarado en la boca. Algo desconocido pero conocido a la vez. Volví a darme un traguito más, no me quemó tanto y mis papilas apreciaron el sabor entre mango y caña. Cuando solté la botella me di cuenta de que había tomado una buena parte y empecé a sentir una flojera en las piernas. Oía rezos lejanos y me pareció ver a la abuela, y a otra abuela más pero idéntica. Ambas se metían una llave en el sujetador. El mismo ademán de la abuela, luego eran tres, cuatro, cinco abuelas que repitieron el movimiento tan fulminante que no dejaba de preguntarme si la abuela habría ido a una escuela para aprender aquello.

Estaba en esas cavilaciones cuando sentí una mano afilada en el brazo, era la abuela que me regañaba “Pero ¿que tú haces? Ven acá, qué tú haces con esta botella, acércate, ven acá, abre la boca, sopla… ¡No, no puede ser! ¿Pero qué has hecho? No es posible.

Quería explicarle el sabor a mango y caña pero sentía mi lengua pesada y pastosa y no se movía, abrí la boca y solo eructé. Comencé a llorar, me figuraba sentir sus manos afiladas en el fondillo o su manotazo en la cara. La abuela se santiguó mientras yo sentía mis piernas cada vez más flojas. ¡Ayúdenme con esa niña que se está cayendo ¡ Llegaron las mujeres y oí muy lejos las voces, sentía algo caliente en las mejillas, estaba llorando, sí, estaba llorando mucho. Escuché entonces una voz más, era distinta a las otras y decía algo que yo sabía ya.

-Pobrecita, m’hijita, déjala en paz. No todos los días se le muere a una un ser querido.

Ateliers St Roch à Montpellier 2010

Posted: viernes, 18 de junio de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Muestra de talleres de artesanía, del barrio San Roque, Montpellier. Cada año el colectivo de artesanos invita al público para descubrir sus creaciones. El ambiente convivial permite disfrutar de un desfile de moda, un aperitivo, una venta de producto y un concierto al aire libre en el corazón de la ciudad. Para pequeños y grandes, jóvenes y mayores, un buen momento garantizado.

Festival de Fanfares Montpellier 2010

Posted: martes, 8 de junio de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Hace ya 15 años, algunos jóvenes que venian de barrios y otros de fanfarias, se unieron para darles al publico un festival único en la categoria, bautizado "Festival des fanfares de Montpellier"
Quince años de desfiles con el apoyo del público nacional e internacional, que es tú fiel admirador.
¡Que empiece el festival, ustedes dirán la última palabra!

Fanfares:
Coco Fanfare Clubs
Texas couscous
Nick'l wab
Pink it Black
Talku
Krapos

Veinte años no es nada

Posted: miércoles, 2 de junio de 2010 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas:
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Juan estaba nuevamente sentado escuchando con sus oídos sordos. Se apuntaba que se repartirían bonos para comprar refrigeradores: “ojalá me toque uno para calmarle la boca a Juanita” decía Juan. Si se lo ganaba, su mujer podría hacerles duro frío a los niños con guachi pupa de fresa.
El secretario estaba sentado en la mesa que presidía siempre la reunión semanal, mensual, trimestral y anual. Principiaba el himno nacional, todos estaban de pie. Luego empezaron los planes y metas que solo se alcanzaban en la imaginación de aquellos que se encontraban frente a Juan. Cifras y más cifras recorrerían el espacio entre la mesa y el auditorio. Palabras que entraban y salían en los oídos de la gran mayoría. Por supuesto que en todos no ocurría lo mismo, entraban y se quedaban como cualquier virus de computadora, destruyendo las pocas neuronas que les quedaban.

Entonces cuando nadie lo esperaba, empezaron a hablar de los bonos para los refrigeradores. Juan esperaba el punto con impaciencia. Pero para su gran sorpresa se enteró de cosas que no venían al caso, no tenían ninguna relación con los planes de producción, ni con las metas comprometidas, ni con la emulación. A Roberto le pegaban los tarros, no participaba activamente en los trabajos voluntarios, no hacía guardia del comité: sus hijos se quedarían sin el refrigerador, pensaba Juan.
Uno de los secretarios anotaba la asistencia, se sabía la vida de todos los presentes. Anotaba en su agenda roja. La agenda roja era una señal de que había participado en algún congreso de esos, donde todos levantan obedientemente la mano, sin saber por qué. Lo hacían por reflejo condicionado esperando la hora del receso para poder comer la suculenta merienda. El secretario escribía sin parar, sin levantar la mirada, es probable que el caso de Juan sea analizado más adelante, en el seno del núcleo. Juan no era militante. A Roberto se le descartaba automáticamente por tarrú, se decía Juan. Pero nunca llegó su caso, ni al núcleo, ni a las demás asambleas. Esperó terriblemente por Asuntos Generales, y nada. Luego se escuchó otro himno.

Veinte años más tarde Juan se encontraba en la misma situación. Pero los tiempos habían cambiado. En la asamblea dijeron que se podía hablar con “sinceridad”. Juan se preguntaba qué hemos hecho entonces ¿maullar? Nadie hablaba. La mesa era la misma, un poco más grande a decir la verdad. Los secretarios no eran los mismos, María falleció de un infarto y Antonio se fue para España con su agenda roja llena de historias. Dicen que seguía escribiendo datos interesantes sobre la gente de su barrio, pero que no salía por temor a encontrarse con Roberto que se casó con una española. Celia, la encargada de las actividades culturales que tenía un grupo de danza y ensayaba en horas laborables, se fue también. Dicen que se casó con un ruso, dejó embarcado al grupo de danza.

Llegaban los que iban a presidir la asamblea y ocupaban los puestos que una vez pertenecieron a María, Antonio y Celia. El secretario general acercó el micrófono y se produjo un agudo silbido que retumbó en los oídos. Bebo salió disparado hacia el equipo de audio, bueno, lo hizo a la velocidad que le permitía la artritis y movió un botón, el ruido desapareció. Era el único sobreviviente, bueno, él y el equipo de audio. Las miradas se fijaban en dirección a la mesa. Todos eran jóvenes. El secretario invitó a ponerse de pie para escuchar el himno nacional. Uno de los secretarios de turno leyó el orden del día. Otro de los secretarios pasó lista visual de los presentes y anotó algo sobre una agenda roja, se conocía el santo y seña de todos los asistentes. Era muy probable que hubiera asistido a algún congreso de esos, donde todos levantan la mano por reflejo condicionado. Juan esperaba por el punto de Asuntos Generales, ya nadie hablaría sobre los tarros que le pegaron a Roberto, es algo tan natural, vivimos en una sociedad donde hombres y mujeres tienen los mismos derechos. Juan tenía tantos deseos de hablar, de expresar lo que llevaba acumulando desde hacía casi veinte años. Su mirada se dirigió a la mesa. El secretario general hablaba sin parar, hacía mención de logros que nunca se habían logrado, citaba números y más números que entraban y salían por todos los oídos, como el virus que destruye las memorias en las computadoras. Y empezaban las mismas metas, los mismos planes, los mismos retos. Nació la incertidumbre, creció el temor, aumentó la desconfianza. El secretario que estaba sentado al lado derecho del secretario que presidía la asamblea, miró a Juan sacó un bolígrafo del bolsillo de su guayabera, abrió su agenda roja y escribió.

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