Perdre le nord - 8 - Celebrar Ochún

Posted: domingo, 19 de abril de 2015 by magali in Etiquetas:
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Monter dans ce taxi après avoir dansé une partie de la nuit. Laisser l’autre donner l’adresse vers la direction inconnue. Faire une place sur la banquette arrière à son corps. Sentir les cuisses se coller, le bras enlacer. Ignorer le regard du chauffeur dans le rétroviseur intérieur. Coller les bouches, glisser les lèvres, mélanger les langues et la salive sans crainte. Décoller doucement vers le langage des mains.
Descendre du taxi et main dans la main suivre.
Reprendre le langage des corps entre quatre murs, porte fermée. Un espace sans limite s’offre. L’investir sans règles établies, aucun découpage n’a de sens. Plus de règles, plus de temps, plus de catégories, plus d’âge, plus de mots ordonnés. Revenir au langage primitif des mains, de la bouche, des yeux et du nez. N’entendre que les respirations qui se chevauchent, s’entrelacent, se complètent, se mêlent à un rythme impeccable, sans précédent et à la fois vieux comme le monde.
Perdre le temps. Voyager. Voler, flotter, planer.
Ignorer le taxi du retour.

Option un : L’étape taxi et «dansé une partie de la nuit » peut être substituée par n’importe quelle autre étape.

Option deux : Donner l’adresse vers une direction connue est tout à fait possible.


Option trois : "entre quatre murs, porte fermée"
Adrián Fernández Milanes , serie "del ser o del parecer"
n’est pas obligatoire.

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