Liamine

Posted: viernes, 29 de agosto de 2014 by magali in Etiquetas:
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L’heure est venue de le griffer. Le réflexe vient de loin, animal. Il doit partir vers son territoire inconnu. La cohabitation n’a plus de sens, les horaires divergent. C’est une question de génération.

Sa présence énerve, horripile, c’est parfois physique lorsqu’il s’assoit, laisse choir son poids à mes côtés sur le canapé. Le poids du corps que j’ai fait. Ce corps que j’ai accueilli, nourri, tenu, couvé et couvert de baisers. J’aime ce corps, je l’adore.
Pourtant l’heure est venue de le griffer, fort ? gentiment ?

Entre les deux je choisis le gentiment, le doux, le chou, c’est toujours mon bébé, jusqu’à l’infini, c’est viscéral, animal.

Le flash de son corps vers moi, je fais sa connaissance, il pèse si peu, c’est un enfant pressé qui est venu avant l’heure exacte des médecins et des calculs, j’ai aimé tellement ce moment, cet enfant, mon fils, que j’aurais souhaité en avoir plusieurs à ce moment là, qu’on m’apporte les fruits de mes entrailles, mon amour est tellement immense qu’il va suffire à plusieurs, à lui multiplié par X.

Je veux qu’il soigne son corps, sa personne, il est précieux et intelligent. Il est doué. Il doit trouver le chemin vers lui, vers tout ça. Je souhaite cela de tout mon cœur, de tout mon être, je souhaite cela car cela naît en moi sans que je le veuille, sans que je le pense, cela naît en moi de façon animale. Je l’aime plus que moi et je veux tout ça et plus encore pour lui.

D’autres femmes savent tout ça, c’est l’instinct des femmes qui se transmet sans paroles, c’est les mères, les bonnes mères, les bonnes, c’est le destin des femmes depuis le corps. C’est physiologique, c’est animal.
Pas la peine d’avoir peur de ce mot, il est beau, il concerne ma race, mes racines, il prend naissance depuis la grotte, il faut le reconnaître, c’est beau, c’est l’histoire de l’humanité.
C’est mon fils aujourd’hui.

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