Isabelle Marsala, artiste plasticienne

Posted: martes, 15 de mayo de 2012 by yannier RAMIREZ BOZA in Etiquetas: ,
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Rien de plus éloigné de l’Atelier d’Isabelle Marsala que l’idée d’un endroit privé, feutré et tranquille. Chez elle, les deux portes de l’atelier sont grandes ouvertes sur la rue. Dans la rue il y a les gens. Ce pont volontaire entre travail et vie est là, dans la peinture de l’artiste.
Isabelle Marsala ne peint pas des portraits, elle nous donne l’occasion d’entrer à bras le corps dans la vie. Elle bouscule l’idée d’un portrait. Les yeux bleus, les bouches rouges, le grain de beauté au dessus de la lèvre, la peau des femmes sont des ponts par lesquels on entre dans la vie. Cela bouscule ? Cela dérange ? Cela nous met sans dessus-dessous. Ici les sirènes et les saintes partagent l’univers de nos voisines.
 Chez Isabelle Marsala on entend les accords d’une guitare électrique survoltée qui balance son jus. On entend la complainte de la mandoline qui chiale. On entend les cuivres des trompettes qui draguent la salsa. On entend le claquement des castagnettes qui distribue des coups. On entend la profondeur du oud qui nous ramène à nos origines. C’est en musique qu’Isabelle Marsala peint l’humanité. Mais ce ne sont pas des portraits de musiciennes, en Sono ou en direct la musique est dans sa peinture, c’est un courant qui bouscule et nous met sans dessus-dessous. De sa présence surgit l’émotion.
 L’appétit de la vie s’inscrit aussi dans le voyage, mais n’attendez pas chez Isabelle Marsala des clichés édulcorés. On existe dans ses œuvres, on existe partout et à chaque instant, ici et ailleurs. L’artiste bouscule le portrait exotique ou voyeuriste qui satisferait l’œil curieux en lui racontant une histoire. Sur la toile on respire l’odeur du jasmin, la fumée des bars. On entend le bruit des hommes absents ou celui des enfants invisibles qui jouent à la porte du hammam. L’artiste nous oblige à regarder nos voisines les yeux dans les yeux et elle tend des ponts entre ici et là-bas. A Montpellier, Alger, Séville. En Roumanie, Thaïlande ou à Cuba à moins que ce ne soit simplement au coin de la rue ou sur la place des Beaux-Arts ?
 Oui chez Isabelle Marsala il y a les gens. Il ne s’agit aucunement de visites convenues mais de joyeuses rencontres qui donnent de belles réalisations. Etre avec les gens, être pour les gens. Alors un âne monumental fait un pied de nez au cheval du roi puis sourie, faute de gambader, sur l’herbe du parc Montcalm, à Montpellier, c’est alors une sculpture à laquelle Isabelle Marsala participe. Un regard coquin observe les amoureux à Santiago de Cuba, une bouche envoie un baiser aux passants et aux badauds sur un mur, c’est alors une fresque murale à laquelle Isabelle Marsala participe.
 Parce que chacune vaut le coup de pinceau, regardez ! Ne voyez-vous pas que tout est là ? Tout est dit dans ses visages.

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