European sex crisis

Posted: viernes, 2 de diciembre de 2011 by magali in Etiquetas:
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Fabelo, pintor cubano
Chloé est sur la plage. Son corps est parfait dans un maillot de bain sobre qui laisse voir le nombre exactement parfait de ses percings et tatouages. Chloé a vingt six ans. Elle parle parfaitement anglais. Chloé est pensive, un regard sur les vagues et l’autre sur son fils, fruit de ses amours avec un bel américain. Si ! Il y en a comme Andrew, grand, baraqué, blond, souriant, assistant d’anglais en France, idéal pour une publicité de short et planche de surf Bilbong. Leur vie commune a été courte et désastreuse, le bel américain n’ayant aucun sens des responsabilités. Chloé et Andrew sont séparés. Elle observe, le regard sur les flots, le désert sentimental et sexuel de sa vie.

Jim, le fils de Chloé et Andrew, est aussi beau que ses parents. Un petit garçon de trois ans environ, blondinet aux yeux azurs, idéal pour une publicité Guigoz. Sa maman dit qu’il est un peu capricieux mais il faut dire qu’il a raté sa sieste pour aller à la plage. Et puis ses parents se disputent beaucoup au téléphone. Peut-être à cause de ses racines américaines, dans un élan spontané il a lié connaissance avec Steven, Kevin et Dylan, trois petits garçons parfaitement français. Leur père ayant la garde de ses trois garçons un jour par semaine et un week-end sur deux, il les amène à la plage. A la plage il peut scruter sans vergogne le corps des mamans seules avec qui il s’imaginerait bien faire une bonne partie de jambes en l’air, aussi il adresse à Chloé des sourires de connivence. Sa vie à trente-trois ans ressemble à un désert sentimental et sexuel.

En surpoids pondéral depuis l’adolescence Lorena a quarante quatre ans. Elle a grandi consciente de ses atours charnels et toujours honorée par de nombreux hommes désireux de caresser ses kilos en trop. Couchée nonchalamment sur sa serviette de plage elle se détend, bercée par le bruit des vagues sur la rive et le babil des quatre petits garçons qui jouent dans le sable à quelques pas d’elle. Elle rêve à ses amants et à ses prochaines rencontres coquines car il faut bien dire qu’à Cuba comme en France son caractère enjoué et optimiste, son corps gras et généreux font d’elle une femme comblée. Elle rit volontiers et l’équilibre sentimental et sexuel qui rythme sa vie fait d’elle une grosse femme épanouie. Elle se reconnaît parfaitement cougar.

Chloé répond froidement aux sourires du père de Steven, Kevin et Dylan. C’est bien ma chance ! Le typique bof français victime des séries américaines à deux balles et l’autre là-bas, la grosse vache sur sa serviette bariolée. Quelle horreur ! Jamais ça, elle se réjouit du résultat des heures difficiles au gymnase sur son corps parfait. Elle se rassure. Elle ne ressemblera jamais à cette grosse pouffiasse sur sa serviette bariolée qu’elle imagine au bord du suicide. Si cela fait six mois que moi, je n’ai pas couché avec un mec, alors la grosse là-bas !

Lorena entrouvre les yeux et répond franchement au sourire de l’homme qui la regarde. Il vient récupérer les jouets que ses trois garçons ont éparpillé un peu trop loin. Elle récapitule mentalement son agenda et se souvient avec plaisir du rendez-vous galant qu’elle a ce soir. Tant pis pour lui ! pense-t-elle en lui tendant gentiment le râteau en plastique.

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