Pour Isabelle

Posted: domingo, 8 de mayo de 2011 by magali in Etiquetas:
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Bonita de Isabelle Marsala
http://www.isabelle-marsala.fr/frames_figures.html
J’aurais voulu avoir une idée. Une idée là, comme ça, tout à coup une bonne idée. Lui proposer un projet joli et intéressant, un projet amusant, créatif, nouveau, plein de génie. Mais je l’écoutais muette. Je suivais ses lèvres qui racontaient jusque là, jusqu’au moment présent, celui du café et de la brioche. Trouver une bonne idée, mais laquelle ? Non pas pour l’argent, le quotidien se suffit à lui-même. Non pas pour la gloire, peu de gens suffisent dans une vie.


Seulement une idée pour avoir une idée où allier les talents et sentir naître quelque chose. Sentir l’ébullition pendant un certain temps, ce désir, cette effusion qui pousse, qui pousse vers l’aboutissement. Le plaisir de créer quelque chose de beau, simple et profond à la fois. S'exposer comme dans la vie.

Un projet où faire resplendir ses visages de femmes-déesses-saintes-voisines. Ses regards bleus profonds qui donnent à voir l’essentiel. Ses grains de beauté au dessus de la lèvre. Ni coquin, ni aguicheur. Grains de beauté comme une marque de vie, une peau de femme qui vit sur le papier marouflé. Gros plan sous le pinceau. Ses histoires de Pepita, Viviane, Loulou, Sonia, Cécile, Irène, Mireille ou Yolande ou encore Marie. L’incontournable Marie. J’en rajoute encore une, Mathilde.
Parce que chacune vaut le coup de pinceau, regardez ! Ne voyez-vous pas que tout est là ? Tout est dit dans ses visages. Fragilité sous la force, tendresse sous la détermination et tout aussi bien force sous la fragilité, détermination sous la tendresse.
Parce qu’elles sont capables d’attendre, de lire, de rêver, de boire, d’être mère, d’être au hammam, de danser, de faire la putain, de faire du vélo, de faire de l’accordéon, de peindre. Parce qu’elle sont du temps des bals à flonflon mais aussi du rock et du oud et aussi des castagnettes et encore de la mandoline.

J’aurais voulu avoir une idée. Une idée là, comme ça, tout à coup une bonne idée. Lui proposer un projet joli et intéressant, un projet amusant, créatif, nouveau, plein de génie. Mais je l’écoutais muette. Muette je suis restée. Muette je suis allée écrire Pour Isabelle.

1 comentarios:

  1. Content de découvrir grâce à Isabelle ton blog. J'aime ton écriture et tes mots devant le doute passager d'Isabelle. Je vais te lire régulièrement.
    Bises
    JF

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