Missing willy ou histoire d oiseaux

Posted: lunes, 8 de febrero de 2010 by magali in Etiquetas:
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Ces deux là étaient inséparables. Pour Odalis une journée sans qu'un homme l'aborde, l'invite, la siffle ou lui lance un compliment plus ou moins poétique était simplement une journée perdue. Pour Marta rien de plus désagréable que la drague cubaine, elle détestait ces machos grossiers, ridicules, maladroits, pathétiques. Le dernier compliment ridicule étant : « Mmh quels beaux melons ! Et qu'elle est jolie celle qui les porte ! » accompagné d'un regard appuyé sur sa poitrine. Heureusement il était, comme d'habitude, adressé à Odalis. Aussi c'était pour elles un plaisir que de sortir ensemble, l'une engrangeait les honneurs masculins tandis que l'autre passait inaperçue. Elles aimaient ensuite commenter, il faut bien le dire, la stupidité masculine.
Bientôt trois ans qu'elles ne s'étaient pas vues en chair et en os. Depuis que l'une avait atterrie à Madrid où elle travaillait maintenant pour une compagnie aérienne low cost et que l'autre s'était envolée à Paris où elle reprenait ses études de médecine interrompues à Cuba. Jusqu'à ce rendez-vous fixé aux hasards d'une escale d' Odalis à Paris.

Ça y est, tu es sortie du placard ! C'est avec ces mots qu' Odalis avait accueillie Marta, avant même qu'elles ne se jettent dans les bras l'une de l'autre. Marta, interloquée un court instant, était restée sans voix pour répondre. Mi-amusée, mi-surprise, elle avait simplement demandé : Comment tu sais ?

J'ai toujours su, avait rétorqué Odalis. Dans ces cas là, les derniers à savoir sont toujours les intéressés...

Marta ouvre la première bière et allume la première cigarette. Elle cligne des yeux pour éloigner la fumée qui la gène et observe Odalis. Que reste-t-il de la négresse aux formes généreuses qu'elle a connue ? Où sont les talons clinquants, et ses cheveux qui étaient un scandale sans cesse inventé... perruques, rajouts de mèches, produits lissants, tresses savamment désordonnées... Où sont ses ongles qu'elle était arrivée à avoir longs de 6cm, ses griffes de femme fatale.. Pas de petite jupe moulante ni de jeans « sanduguera »scandaleusement scandaleux, dont la ceinture enserrait les hanches qu'elle avait larges et ondulantes comme les femmes de sa race, non, rien de tout cela, tout a disparu, pas même un décolleté plongeant. Elle voit une jeune femme plutôt filiforme, sa peau s'est éclaircie, ses cheveux sont courts et sagement plaqués sur le crâne, ses ongles brillent d'un vernis discret et transparent, seul son rire, ah ! ses dents blanches et régulièrement plantées, demeure.

Alors il n'y a pas d'hommes en Espagne ! Dit Marta. Odalis mi-amusée, mi-désespérée répond : Comment tu sais ?

2 comentarios:

  1. Anónimo says:

    esta muy comico el blog, mi frances no es muy bueno pero entiendo algo. Ustedes los cubanos son especiales.
    Sigan escribiendo

  1. Anónimo says:

    esta bien escrito para las personas que todavia se esconden

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