Cuban sex toys

Posted: lunes, 21 de diciembre de 2009 by magali in Etiquetas:
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(En hommage au 4 décembre, jour de Changó ou Sainte Barbe)

Le canadien a longuement hésité devant ses deux tableaux. Obatalá la blanche, entourée de douces colombes ou Changó le rouge au sexe dressé projetant la foudre ? L'esprit ou le corps ? Comme il se considère pacifiste, homme d'esprit, oui plutôt spirituel et tout à fait fraternel, n'est-il pas en vacances à Cuba ? Le canadien choisit Obatalá.
Lorenzo empoche les quelques dollars, enveloppe lentement son tableau dans du papier journal, stocké pour l'occasion, échange encore quelques phrases et son téléphone avec le canadien.
L'été suivant Lorenzo n'a plus de galerie où exposer ses tableaux, ni touristes à qui les montrer, l'état a fermé la galerie en trop mauvais état et les peintres ne se réunissent plus aussi facilement. Le téléphone sonne, c'est le canadien de l'an dernier, celui d'Obatalá, est-ce qu'il se souvient ? Le temps de faire mémoire, et : Oui ! bien sûr.
Le canadien arrive chez Lorenzo à l'heure dite. Il sourit et lui tend un cadeau avant de s'assoir sur le canapé rouge du "recibidor". Lorenzo part à la cuisine faire un café, il revient avec un plateau, deux tasses pleines. Le canadien lui a offert un Tshirt sur le devant duquel est imprimé le tableau d'Obatalá vendu l'été dernier. Pour une surprise c'est une surprise. Il explique à Lorenzo la technique d'impression, là-bas c'est facile ! Puis il lui explique qu'il en a vendu pas mal et s'est remboursé de la sorte les frais du billet et séjour de l'an dernier à Cuba. Lorenzo est perplexe.
Le soir venu après la douche, Lorenzo enfile son T shirt d'Obatalá et va prendre l'air sur un banc du parc. Que se serait-il passé si le canadien avait choisi le tableau de Changó ? Il imagine le sexe impudique du Dieu de la passion, de la virilité et de la luxure sur un T shirt. L'idée lui plait. Il voit alors un service à café à l'effigie de Changó, fond rouge, contours noirs du sexe dressé, le verseur de la cafetière en forme de phallus. Pourquoi pas une tenue sado-maso ? rouge évidemment, la hache et l'épée de Changó servant des fins érotiques ? Son esprit s'échauffe : culottes, dessous, le feu est partout. Il érige un autel recouvert de satin rouge sur lequel reposent les objets érotiques : jouets rouges au sexe dressé.
Merci Obatalá, maîtresse des esprits de m'avoir permis ces idées. Pour l'instant il n'en dira rien mais il est certain que d'ici peu ce projet va pouvoir se réaliser. Et dire qu'il reste Ochún et ses soleils, miroirs, peignes, éventails, plumes, mouchoirs, bracelets... Bien des jouets en perspective.

1 comentarios:

  1. tetrabrik says:

    paso a dejar un brindir. salú. feliz todo

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